06/09/2007

Et pourtant ...

Je repense à nouveau à cette personne qui m’a omnibullée ces derniers temps et à laquelle je m’efforce tant bien que mal de ne plus penser.
Je ne veux pas pour autant oublier cette personne, mais je ne veux plus lui accorder autant de place dans ma vie, dans mon esprit et lui rendre la place qu’elle a cherché à mériter, ni plus ni moins.
Je garderai malgré tout pour cette personne une place toute particulière dans mon cœur car même si au fond de moi, je tergiverse à chaque fois que je prononce, entend ou même ne pense qu’à son nom, la seule douleur que je ressens est celle que j’ai bien voulu et cherché à m’infliger.
Je n’ai finalement qu’une fois de plus voulu me faire passer pour plus dure, insensible et forte que je ne suis réellement.
J’ai pensé faire bonne figure de la sorte, mais n’ai au final que réussi à avoir l’air inintéressée et aussi transparente ou invisible.
Peut-être que j’aurais du être sincère quant à ce que je ressentais réellement pour cette personne, ou que je n’aurais pas du lui faire croire qu’elle n’avait pas plus d’importance à mes yeux.
Elle n’a, je pense, même pas ressentit la passion qui m’a animé durant ces quelques moments qui furent pour moi précieux et qui me donnèrent l’impression d’être désirée, spéciale, presque belle et qui surtout me revalorisaient intérieurement, sensations que je n’avaient plus que connues assez rarement depuis que la durée s’est faite sentir dans ma relation, depuis qu’avec le temps, l’impression s’est installée que la chose est acquise et qu’il n’y a donc plus lieu de fournir d’efforts afin de charmer, séduire ou de courtiser l’autre, depuis que l’autre a été considéré comme propriété, donc comme quotidien et du coup banalité.
Je rêve encore tellement de ce moment où je sens que je ne suis pas oubliée et que retentisse cette sonnerie que je n’ose plus espérer.
Pour essayer de me faire oublier plus vite, j’ai essayé d’utiliser des méthodes plus radicales comme de rayer de mon répertoire,
espérant en même temps faire disparaître de ma mémoire,
opprimer, extirper ou extraire les souvenirs qui me font tant envier un petit retour en arrière.
La dernière fois que cette personne pensa à moi et m’en fut part, je ne m’y attendais plus et fut donc assez bouleversée, même émoustillée de savoir que je n’étais moi-même pas tout à fait oubliée.
J’ai ressenti ce jour là que je devais en profiter, savourer et surtout me délecter pleinement de chaque instant d’attention qui me serrait encore accordé.
J’ai donc essayé de photographier, de mémoriser, d’immortaliser et de rendre éternel chaque mot prononcé, chaque caresse ressentie, chaque souffle chatouillant ma peau, en ne cessant de penser que ce pouvaient être les derniers, non seulement avant longtemps, mais surtout que ce pouvaient être les tout derniers.
Aujourd’hui, je souffre par ce que j’aimerais tellement avoir encore l’impression de compter et que j’aspire encore explorer les mystères de son et de mon plaisir, qui me laissent des souvenirs tellement enivrants, dont je ne pourrais jamais en avoir assez.
Alors, j’essaie de me consoler et de me rassurer en me répétant que trop plaisir le tue justement.
Je m’apaise en me souvenant que j’avais toujours voulu l’avoir et que j’ai effectivement eu ce que je désirais et donc obtenu entière satisfaction, sans aucune protestation ou résistance quelconque, ni en ayant du insister ou cru percevoir la moindre rebuffade.
 couchée dans boule

15:15 Écrit par n dans l'aventure | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

.... Je connais...

Écrit par : Jean-Mi | 06/09/2007

...... Moi aussi......
C'est comme un boomerang qui revient...
Ce sentiment si fort qui t'arrache le coeur hors de la poitrine...
Si tu le revois.....
N'oublie pas......
Protège-toi........
Bises.
Cath

Écrit par : Catherine | 06/09/2007

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